Automne

A Svetlana

 

J’ai tué parmi les os éparpillés du vent d’automne
la fille blonde de l’été à mon bras
la fille blonde qui ressemblait au souvenir
Et les loriots dans la luzerne
chantent le vertige heureux des soirs tièdes
Comme ta voix rauque autrefois mon amour
ta voix de colchiques et de feuilles mortes
qui a encore le goût des raisins volés
de l’enfance au cœur serré…

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