Ma vigilance

A Valérie

 

Je t’aimais Tu étais le matin pris à nos vertiges
Et tu étais le soir aux dicibles promesses
La nuit bouclant les hautes forteresses du vent
Tu fus la terre brûlée où l’herbe renaissait.

Aucune vague n’effaça nos doubles feux sur la mer.

Depuis je songe sans faiblir que toi et moi
nous mourrons loin l’un de l’autre

(1961)

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