Paroles pour demain

À Vincent Monteiro

 

J’ai parlé à la pierre
lovée en sa nuit millénaire
le langage de la lumière
J’ai parlé aux oiseaux
le langage mouvant des eaux

J’ai dit aux grands arbres figés
la lente aventure des nuages légers
et la fuite éperdue des ramiers
J’ai raconté aux coquillages
des histoires de naufrage
la nostalgie sans âge de la mer

J’ai chanté pour une fille étrange
la trouble poésie des corps
l’éternel retour des temps morts
J’ai dit à un enfant des légendes de la nuit
et j’aurais voulu croire comme lui
que l’aube toujours recommence…

et voici que la première étoile
n’est plus que le dernier lampadaire.

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